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Keywords

Beirut – 4th August 2020 – disaster – catharsis – WajdiMouawad – Anthony Ojeil - port de Beyrouth – 4 août 2020 – catastrophe – catharsis – Wajdi Mouawad – Anthony Ojeil

Disciplines

Architecture | Arts and Humanities | Education | Law

Abstract

Abstract: Catastrophe, a notion as old as man, is today considered obsolete in the scientific sphere, since it constitutes "a blinding image which distracts the researcher from his object by its capacity to dazzle" (Coanus, Duchêne, Martinais , 2004). This is how the notion of "risk" replaced that of "disaster", since a risk can be calculated, prevented, avoided, reduced, etc. The disaster would thus become a “risk that has been realized”.

The double explosion of the port of Beirut is therefore this disaster. "In five seconds: two hundred dead, one hundred and fifty missing, six thousand wounded, nine thousand buildings damaged, two hundred thousand homes destroyed as well as hundreds of heritage and historic buildings and four hospitals, ten thousand businesses, workshops, stalls, shops, restaurants, cafes, pubs reduced to crumbs, dozens of art galleries, workshops of painters and sculptors, stylists, designers, architects swept away. In five seconds."(Majdalani, 2020, p. 120)

Between risk and catastrophe, in the midst of traumatic tragedy, on the still smoking ruins, with rage, with force, with pain, the authors stand up, pen or guitar in hand, for a necessary catharsis. Indeed, "the inevitability and uncontrolled nature of the situation is compensated by the capacity of men to react and to mobilize."(Clavandier, 2011) This is how we are going to look at two texts, born from the rubble of the port of Beirut, in an attempt to detect their cathartic essence. The first text is that of a Lebanese songwriter, Anthony Ojeil, who takes up the country’s hymn of Brel, under the title "Vent d’espoir", a few days after the disaster, and the second, that of the playwright of Lebanese origin, WajdiMouawad, appeared in the newspaper Le Monde, 4 days after August 4.

Résumé: La catastrophe, notion aussi vieille que l’homme, est aujourd’hui considérée comme obsolète dans la sphère scientifique, puisqu’elle constitue « une image aveuglante qui détourne le chercheur de son objet par sa capacité à éblouir » (Coanus, Duchêne, Martinais, 2004). C’est ainsi que la notion de « risque » a supplanté celle de « catastrophe », puisqu’un risque peut être calculé, prévenu, évité, diminué, etc. La catastrophe deviendrait ainsi un « risque qui a été réalisé ». La double explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020 est donc cette catastrophe. « En cinq secondes : deux cents morts, cent cinquante disparus, six mille blessés, neuf mille bâtiments endommagés, deux cent mille habitations détruites ainsi que des centaines de bâtiments patrimoniaux et historiques et quatre hôpitaux, dix mille commerces, ateliers, échoppes, boutiques, restaurants, cafés, pubs réduits en miettes, des dizaines de galeries d’art, d’ateliers de peintres et de sculpteurs, de stylistes, de designers, d’architectes balayés. En cinq secondes. » (Majdalani, 2020, p. 120) Après le risque et la catastrophe, en pleine tragédie traumatique, sur les ruines encore fumantes, avec rage, avec force, avec douleur, les auteurs se lèvent, la plume ou la guitare à la main, pour une catharsis nécessaire. En effet, « [l]e caractère inéluctable et incontrôlé de la situation est compensé par la capacité des hommes à réagir et à se mobiliser. » (Clavandier, 2011) C’est ainsi que nous allons nous intéresser à deux textes, nés des décombres du port de Beyrouth, pour tenter d’en déceler l’essence cathartique. Le premier texte est celui d’un auteur compositeur libanais, Anthony Ojeil, qui reprend l’hymne au pays de Brel, sous le titre « Vent d’espoir », quelques jours après la catastrophe, et le deuxième, celui du dramaturge d’origine libanaise, Wajdi Mouawad, paru dans le journal Le Monde, 4 jours après le 4 août.

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